Frédéric Collet, Président du Leem

16.12.19

 

 

Frédéric Collet en quelques mots

Agé de 55 ans, marié et père de trois enfants, Frédéric Collet est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Université Paris 2.
Après une première partie de carrière dans l’industrie cosmétique (groupe Henkel) en France et en Grande Bretagne, il rejoint en 2005 le groupe Novartis et son activité de dispositif médicaux d’ophtalmologie comme directeur général de Ciba-Vision.
En 2009, il devient Président de Sandoz France (médicaments génériques et biosimilaires). En 2015, il est nommé directeur général de Novartis Oncologie pour la France, et contribue au développement de cette nouvelle division stratégique du Groupe. Il réalise avec succès l’intégration des activités de GSK et le déploiement du portefeuille dans les domaines de l’hématologie, de l'oncologie et des maladies rares.

Président de Novartis France depuis avril 2017, il dirige à ce titre le comité éxécutif du Groupe qui réunit les activités de Novartis Pharma et Oncologie, Sandoz, et le site industriel de biotechnologie d’Huningue.
Il est aussi directeur général de Novartis Oncologie en France, administrateur de la société AAA (Advanced Accelerator Applications) - propriété de Novartis - et président de Cell for Cure.
Il est également président du Comité Cancer.

Au sein du Leem, où il est administrateur depuis 2 ans, il a été membre du Bureau, dont il a été le secrétaire, et chef de file des laboratoires Européens.

 

Sur Santé 2030 - Edito

Nous sommes en 2030. Quentin a 18 ans. Il y a deux ans, on lui a diagnostiqué un lymphome de Hodgkin. Grâce à l’épigénétique et à l’immunothérapie, il est sauvé. Pierre a 52 ans. Il est diabétique de type 1 depuis l’enfance. Grâce à la thérapie cellulaire, il est guéri. Marie a 79 ans. Elle souffre d’insuffisance cardiaque depuis peu, l’une des premières causes de mortalité dans le monde. Grâce à un système de pompes cardiaques composées d’une membrane ondulante qui reproduit les pulsations du cœur, elle est guérie. Safia a 37 ans. La progression de sa sclérose en plaques est stoppée net grâce à une combinaison d’anticorps monoclonaux...

Nous sommes en 2030. Cette promesse n’est pas que médicale, elle est aussi technologique, numérique avec l’apport des algorithmes d’intelligence artificielle, la télémédecine, le partage des données de santé via le health data hub prévu par la loi Buzyn… Là encore, le champ des possibles a été repoussé. Nous sommes capables de livrer par drones des traitements pour guérir la drépanocytose qui affecte 200 000 nouveau-nés chaque année en Afrique et reste la maladie génétique la plus répandue dans le monde avec 50 millions de personnes touchées. Des lentilles de contact connectées sont capables de détecter le taux de glucose contenu dans les larmes des patients. Un algorithme de vision artificielle permet de dépister le cancer de la peau, en analysant plus de 100 000 images annotées comme bénignes ou suspectes. Ses performances surpassent celles de 58 dermatologues !

La promesse de l’innovation, elle se joue aussi sur le terrain de l’organisation des soins où les innovations bouleversent l’ordre établi. Désormais le médecin télé consulte, le pharmacien vaccine, l’infirmière diagnostique… et le patient se soigne à domicile, connecté, informé, autonome et observant.

En 2030, nous avons cessé de raisonner par secteur : soins de ville, soins hospitaliers, soins médico-sociaux… Notre système de santé réunit désormais prévention, soins, suivi médico-social voire social. Il crée de la valeur en santé. Les politiques publiques ont suivi ce vaste mouvement de décloisonnement. En 2019, elles se concentraient sur le remboursement d’un système de soins curatif. Désormais elles intègrent le système dans son ensemble (prévention, dépistage, comportements, environnement et curatif).

Nous sommes en 2020. Le nouveau monde de la santé émerge : porteur d’espoir mais aussi plus complexe, plus connecté, dans lequel la France globalement et les entreprises du médicament en particulier doivent se frayer un chemin pour donner à chaque patient la chance d’accéder aux meilleurs soins et permettre à chacun de se prémunir contre la maladie.

Quel chemin emprunter ? C’est tout l’objectif de la démarche prospective Santé 2030 : identifier les facteurs de changement, en saisir les enjeux et définir une vision, c’est-à-dire des réponses possibles et stratégiques pour s’engager dans la santé du futur.

2030 se prépare aujourd’hui. Plus l’innovation est forte, plus elle doit être expliquée et explicite. Le dialogue et la collaboration entre tous les acteurs – pouvoirs publics, médecins, pharmaciens, patients, entreprises de santé – sont indispensables. Nous sommes en 2020 et en ordre de marche pour 2030.

 

Voir l'étude prospective sur « La santé en 2030 ».

 

Dans les médias

Frédéric Collet
BFM Business, émission "Inside au coeur de l'éco" - 10/12/2019

Frédéric Collet, président du Leem, et Renaud Degas, journaliste et éditeur de la Veille des acteurs de la santé, sont revenus sur la mutation de l'industrie pharmaceutique dans Emission présentée par Karine Vergniol et Guillaume Paul.

Pour regarder l'émission : https://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/sanofi-presente-sa-nouvelle-strategie-1012-1207842.html

 

 

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