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Nouvelle édition du Sidaction

25.03.22
Le Sidaction 2022 se déroule les 25, 26 et 27 mars. A cette occasion, découvrez les avancées de la recherche pour lutter contre le virus.

La recherche d’un vaccin et de nouveaux traitements à longue durée d’action avance à grand pas.
Mais si les médicaments permettent aujourd’hui de stopper l’évolution du VIH, ils ne permettent pas une guérison complète.

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Chiffres

6 000 nouvelles contaminations sont recensées chaque année en France et 24 000 personnes seraient séropositives sans le savoir

52 traitements et vaccins sont en cours de développement à travers le monde

Contexte

● Une personne infectée par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est dite « malade du sida » lorsque son système immunitaire s’affaiblit et ne parvient plus à protéger cette personne contre les maladies et les infections.

● En 2018, 37,9 millions de personnes dans le monde vivaient avec le VIH, dont 1,8 million d’enfants (de moins de 15 ans), 24,5 millions de malades étaient sous trithérapie, soit environ 60 % de la population contaminée.

● Depuis le début des trithérapies, à la fin des années 1990, avec près de 15 prises de médicaments à heure fixe jour et nuit, les traitements ont beaucoup progressé. Depuis 2018, une nouvelle association à prise quotidienne unique a nettement amélioré la qualité de vie des malades. D’autres associations à longue durée d’action permettent même des injections tous les mois ou deux mois.

● Aujourd’hui, grâce aux traitements, les personnes infectées par le VIH restent séropositives mais ne tombent pas malades du sida. Les médicaments permettent de stopper l’évolution du VIH et son impact sur le corps, mais ne permettent pas une guérison complète. L’infection au VIH est désormais considérée comme une maladie chronique : une maladie pour laquelle on doit suivre un traitement à vie.

Enjeux

● Développer des médicaments ayant peu d’effets secondaires et qui pourraient être interrompus tout en maintenant le virus sous contrôle, ce qui éviterait sa transmission.

● Poursuivre les recherches et associer intelligence artificielle et nouvelles technologies pour prévenir et traiter le VIH.

● Trouver un vaccin
La recherche d’un vaccin contre le sida est complexe.
Une étude publiée en décembre 2018 dans la revue Immunity a montré, pour la première fois, l’aptitude d’un vaccin expérimental à induire, chez des primates, la production d’anticorps capables de les protéger d’une infection par un virus difficilement neutralisable.

● Renforcer les messages de prévention en direction des plus jeunes
La PrEP (prophylaxie pré-exposition) est un traitement préventif destiné aux personnes séronégatives afin d’éviter tout risque d’infection par le VIH.
Ce traitement a obtenu une autorisation de mise sur le marché en France en 2017.
Selon les premières études, son efficacité s’approche de 100 % à Paris, avec zéro infection des personnes suivies entre 2017 et 2018. Il s’agit de comprimés à prendre avant et après l’acte sexuel.
La prévention combinée repose aujourd’hui sur trois grandes stratégies :
1. l’utilisation du préservatif,
2. le recours au dépistage,
3. l’avancée des traitements.

Nos actions

● Les entreprises du médicament se sont fortement investies pour associer les antirétroviraux en bi, tri, puis quadri-thérapies de plus en plus efficaces et compatibles avec une qualité de vie améliorée au quotidien pour les personnes touchées.

● 52 traitements et vaccins sont en cours de développement à travers le monde, parmi lesquels 32 antirétroviraux, 16 vaccins et 4 médicaments de thérapie génique.

● Les objectifs pour 2030 sont les suivants :
○ un vaccin contre le VIH,
○ des tests de détection de charge virale pour tous les enfants exposés au virus dans les pays les plus affectés au cours de leurs deux premiers mois.

● Les entreprises du médicament soutiennent la règle des 90/90/90 de l’Onusida, l’agence onusienne dédiée à la lutte contre la maladie :
o que 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique ;
o que 90 % des personnes infectées soient traitées ;
o que 90 % des personnes recevant un traitement antirétroviral aient une charge virale durablement supprimée.