Economie
Le Leem

La France en 5ème position dans le classement mondial des marchés pharmaceutiques

07.05.26
La France maintient sa position à la 5ème place du classement mondial avec 3 % des parts du marché en valeur, loin derrière les Etats-Unis, qui conservent leur position dominante avec près de 46 % des ventes mondiales

La Chine reste à la deuxième place avec non loin de 7 % de parts de marché, suivie par l’Allemagne (4 %) qui entre dans le top 3. Le Japon (3,5 %) est quatrième du classement, suivi des pays européens : l’Italie à la sixième place (2,6%), le Royaume-Uni en septième position (2,4 %) et l’Espagne (2,0 %). Le Canada se maintient à la neuvième place (2 %), puis le Brésil ferme la marche (1,9 %) témoignant du potentiel de croissance de certains pays émergents.
 



La croissance des marchés repose sur deux leviers : d’une part, la croissance en volume, qui reflète l’augmentation du nombre de boîtes de médicaments vendues, et d’autre part, la croissance en valeur, qui correspond à l’évolution du prix moyen des médicaments. Ce prix moyen est notamment tiré à la hausse par l’arrivée de médicaments innovants, et à la baisse une fois le brevet tombé dans le domaine public.

Les marchés occidentaux, englobant l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord, se caractérisent par un accès de longue date à des systèmes de santé bien établis et aux médicaments. La majeure partie de la population étant largement « couverte », le potentiel d’augmentation par le volume est limité.
La croissance demeure donc essentiellement tirée par la valeur, principalement due à l’introduction d’innovations plus coûteuses. Néanmoins, cette progression reste modérée, les pays disposant déjà d’un accès à des technologies de santé onéreuses.

Les pays émergents présentent désormais des trajectoires plus contrastées qu’attendu précédemment.
Si l’Amérique latine se distingue comme la seule région combinant une croissance supérieure à la moyenne en volumes et en dépenses, l’Inde et l’Asie-Pacifique voient leurs perspectives évoluer vers un modèle davantage porté par l’adoption de médicaments plus innovants, plutôt que par une hausse soutenue des volumes.

Dans les pays d’Europe de l’Est, où les systèmes de santé se sont progressivement développés depuis les années 1980, la population a déjà accès aux médicaments, mais les thérapies ultramodernes, donc coûteuses, sont moins accessibles. Ainsi, ce marché devrait principalement croître en valeur avec l’introduction de médicaments plus onéreux.