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Discours de Philippe LAMOUREUX, Directeur général des Entreprises du Médicament ...

  • 23 06 17

... le 21 mai 2017, à Genève, à l'occasion des rencontres organisées par les entreprises du Médicament (Leem) avec ls délégations des pays francophones en partenariat avec l'Organisation Internationale de la Francophonie.

INTRODUCTION DE LA JOURNEE

 

Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Chefs de délégations,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs les Présidents de conseils nationaux des Ordres de pharmaciens,
Mesdames et Messieurs les Présidents et directeurs généraux,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Au nom du Leem et de l’ensemble des entreprises du médicament que nous fédérons, laissez-moi vous souhaiter la bienvenue aujourd’hui à Genève, pour ce qui constitue la 19e édition des Rencontres Leem-Pays francophones. Je remercie chaleureusement Son Excellence Monsieur Henri MONCEAU, Ambassadeur, Observateur Permanent de L’Organisation Internationale de la Francophonie auprès des Nations Unies à Genève, nouvellement nommé, et qui coorganise cette manifestation.

En amont de la 70ème édition de l’Assemblée Mondiale de la Santé, nos Rencontres sont plus que jamais une tribune exceptionnelle permettant d’apporter un éclairage pertinent sur les évolutions et les défis de la santé mondiale.

Je me réjouis de vous voir, encore une fois, si nombreux, en cette veille d’Assemblée mondiale de la Santé, pour évoquer ensemble la question – centrale et cruciale – du retour des maladies infectieuses dans le monde et en particulier dans les pays en développement. La présence parmi nous d’acteurs éminents du secteur de la santé des Etats francophones constitue, cette année encore, le signe encourageant qu’une volonté politique tenace soutient nos efforts communs pour garantir une réponse collective, organisée et structurée au fléau que représente ces maladies infectieuses.

Lorsque l’on regarde la mortalité, et la morbidité des maladies infectieuses aujourd’hui, il s’agit d’une vraie une réalité qui nous impose à réagir collectivement

Personne ne peut, aujourd’hui, contester le péril que ces maladies représentent dans le Monde et en Afrique en particulier :
-- Le virus Ebola = 11 000 morts en moins de 2 ans.
-- Le virus Zika =  + de 2000 enfants malformés fin 2016 au brésil et des dizaines de milliers d’enfants à naitre menacés en 2017.
-- La Fièvre jaune = une morbidité estimée par l’OMS en 2013 entre 84 000 à 170 000 cas graves et 29 000 à 60 000 décès. Des épidémies annuelles : 125 morts sur 664 cas suspects en Angola en fév. 2016.

… Et je pourrais aussi parler ici de  la persistance du SIDA, du Paludisme, de la Tuberculose dans différentes parties du monde ou encore de l’inquiétante résistance aux antibiotiques. Au cours des 60 dernières années, l’OMS a identifié 335 maladies infectieuses nouvelles ou ré émergentes.

Ces maladies représentent bien plus qu’une menace, elles sont une réalité quotidienne pour les populations d’Afrique ; elles nous incitent - [nous] -  acteurs de la santé, décideurs politiques, acteurs de la société civile, à collaborer pour fournir à ces populations une réponse globalisée et coordonnée qui passera en amont par la nécessaire gestion des risques infectieux, et en aval par le développement et à la mise en œuvre de solutions préventives et thérapeutiques efficaces. Seule une « union sacrée » rassemblant chercheurs, autorités sanitaires, agences de santé, organisations internationales, sociétés de biotechnologies, industriels du médicament et du vaccin permettra de croiser les approches, de renforcer les soins, la recherche et la formation dans les pays du Sud et d’organiser une politique de lutte contre les nouvelles menaces infectieuses.

Le défi qui nous attend est immense !
L’explosion démographique, l’urbanisation croissante, la mondialisation des échanges de biens et de marchandises, l’accroissement des flux migratoires et des déplacements de population engendrés par les conflits armés et le réchauffement climatique sont d’autant de facteurs qui favorisent la diffusion de ces maladies infectieuses et leurs transmissions dans des zones géographiques de plus en plus larges.

A la lumière de cette nouvelle prise de conscience, la Rencontre du Leem avec les pays francophones qui s’ouvre aujourd’hui, s’inscrit dans la continuité – naturelle – des travaux déjà engagés les années précédentes, avec un programme qui témoigne de notre volonté d’adopter une approche très collaborative afin d’apporter ainsi des solutions concrètes à la gestion du péril infectieux.

Cette collaboration internationale est, de mon point de vue, une des clés de réponse à ce fléau. En effet, les nouvelles menaces [dont je viens de parler] imposent une mobilisation sans précédent des communautés scientifiques et civiles :

Une mobilisation en amont : bien connaitre pour mieux combattre
-- Autour de la prévention du risque infectieux tout d’abord, avec la mise en œuvre de mesures d’assainissement et d’hygiène, en particulier dans le domaine hospitaliers pour éviter les maladies nosocomiales. Une prévention efficace passera nécessairement par l’utilisation des vaccins avec une optimisation de la chaine logistique de distribution, par le développement et la mise à disposition de nouveaux vaccins (Dengue, Ebola, Paludisme), et la bonne observance des traitements. Sur cette question de la prévention, le Docteur Jean LANG, Directeur Projets nouveaux vaccins et Vice-président Associé R & D de Sanofi Pasteur nous parlera de l’intérêt d’une collaboration publique/privée dans le cadre du développement de nouveaux vaccins.
-- En amont, la mise en place d’une veille sanitaire globalisée et connectée, sur la base d’une coordination des épidémiologistes de chaque pays, capables d’identifier les germes et leur degré de transmission, devrait nous permettre de ralentir les facteurs d’émergence et de propagation des maladies infectieuses. Le Professeur Christian BRECHOT, Directeur général  de l’Institut Pasteur, et le Docteur Guenaël RODIER, Directeur de la Préparation des pays aux urgences sanitaires & Règlement sanitaire international de l’OMS,  aborderont ce point dans quelques minutes.
-- En amont encore, avec la création d’équipes pluridisciplinaires associant des épidémiologistes, des microbiologistes, des entomologistes, des spécialistes du développement de vaccins et de médicaments, mais aussi en sociologie et en anthropologie pour bien comprendre l’impact du fonctionnement des sociétés humaines sur la dissémination des vecteurs.

Pour répondre efficacement à ce péril, il y a une vraie nécessité à se mobiliser et à se coordonner en aval : 
-- Dans le déclenchement des opérations, à travers une coordination internationale et un déploiement concerté dans lequel l’OMS jouera un rôle absolument central.
-- A ce niveau, les ministères de la santé doivent pouvoir jouer un rôle de premier plan également, en s’appuyant sur des équipes formées, mobilisées et organisées pour réagir rapidement dans un esprit de transparence internationale fort.

Par ailleurs, la transparence sur l’état de la situation sanitaire locale est la clé de voûte d’une collaboration réussie :

Elle doit non seulement découler d’une volonté politique forte de chacun d’entre nous, mais également de décisions ambitieuses de la part des Etats à travailler ensemble.

Je veux le rappeler aujourd’hui : répondre seul aux épidémies est une illusion. A l’inverse, la réponse à ce type de péril viendra du concours éclairé des structures de veilles sanitaires qui, en amont, font remonter les informations au plus haut niveau mondial (OMS Afro, OMS central, Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, Institut Pasteur). Ceux-là même déclencheront en simultané le déploiement des opérations à travers une action concertée qui s’appuie sur des équipes formées capables d’y répondre non seulement au niveau national mais aussi international. En la matière, nous profiterons du retour d’expérience du Professeur Awa Marie COLL SECK, Ministre de la Santé du Sénégal, qui eut à gérer la crise Ebola.

Face au péril infectieux, l’industrie pharmaceutique que je représente est prête à renforcer sa collaboration internationale avec toutes les parties prenantes : face à des agents infectieux qui mutent en permanence, les industriels poursuivent leurs recherches dans une course poursuite entre la résistance aux agents anti-infectieux et la capacité des entreprises du médicament à répondre efficacement à cette évolution. C’est un combat que les industriels mènent au quotidien, notamment sur la question de la résistance aux antibiotiques et l’adaptation des vaccins aux mutations virales.

Conclusion :

Vous l’aurez compris, notre position est claire : travailler ensemble, avant, pendant et après l’arrivée des épidémies est la stratégie la plus pertinente à adopter pour répondre au mieux à ce péril, au bénéfice final des populations du monde.

Je ne doute pas que les témoignages que nous partagerons lors de cette table ronde vont soulever de nombreuses questions et commentaires, et le débat qui s’ensuivra nous permettra sans aucun doute de dégager des pistes de réflexion et d’actions pour l’ensemble de nos organisations.

Pour clôturer ces Rencontres et avant de nous retrouver autour du cocktail, nous assisterons comme chaque année à la remise du Prix de la pharmacie francophone. Nous aurons le plaisir d’accueillir à cette occasion Mr. Claude VIGNERON, Président de l’Académie Nationale de Pharmacie en France, pour remettre ce prix qui témoigne pleinement de l’engagement des pharmaciens dans le développement de nouvelles solutions thérapeutiques, dans la promotion de leur bon usage, et dans la régulation de ce secteur.

En mon nom propre et au nom du Leem, qui fédère les entreprises du médicament opérant en France, je souhaite remercier chacun des intervenants de leur présence, et je remercie chacune et chacun d’entre vous d’avoir répondu à notre invitation. Je ne doute pas que cette manifestation annuelle nous permettra, une fois encore, d’avancer dans nos réflexions communes, et de les traduire dans des actions concrètes au service des patients.

Je cède à présent la parole à Son Excellence M. Henri MONCEAU.

 

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CONCLUSION DE LA JOURNEE

Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Il me reste à conclure cette après-midi, en vous remerciant – chacune et chacun – de nous avoir rejoints pour cette 19e Rencontre entre le Leem, l’OIF et les Délégations francophones.

Cette manifestation, vous le savez, constitue d’une certaine manière le « point d’orgue » des relations très fidèles que nous avons à cœur d’entretenir avec les grands acteurs du médicament et de la santé, qu’ils soient institutionnels, associatifs ou industriels. Je dois dire que je sors personnellement édifié de ces échanges :
 Oui, la mobilisation des Etats contre le fléau des maladies infectieuses est possible !
 Oui, la responsabilisation des acteurs et des patients marque chaque jour des points

A la place qui est la nôtre, nous, industriels du médicament, ne pouvons que saluer, encourager et accompagner les efforts fantastiques qui sont déployés dans vos pays, pour le plus grand bénéfice de la santé publique, et donc de vos concitoyens. 

Son Excellence Monsieur Henri MONCEAU, a sûrement, comme moi, été conquis par les échanges qui se sont déroulés aujourd’hui et nous ne pouvons que tous nous réjouir de ces avancées.

Je vous remercie et vous propose, sans plus attendre, de prolonger ces discussions autour du cocktail.