Economie

Marché mondial

05.10.21
Données générales du marché mondial.

La part de marché de l’Europe en croissance

En 2020, le marché mondial du médicament a atteint 1 203 milliards de dollars de chiffre d’affaires (environ 987 milliards d’euros), en croissance de plus de 8 % par rapport à 2019.
Le marché américain (Etats-Unis) reste le plus important, avec 46 % des ventes mondiales, loin devant les principaux marchés européens (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni et Espagne), qui réalisent 15,5 % de parts de marché, le Japon (6,6 %) et les pays émergents (Chine et Brésil), 9,8 %.
 
La croissance des pays européens a été supérieure, en 2020, à la croissance du marché mondial : en 2019, l’Europe comptait pour 23,2 % du marché pharmaceutique mondial, en 2020, cette part est de 24 %.

La France demeure le deuxième marché européen derrière l’Allemagne. Toutefois, elle voit sa part de marché reculer de 2,2 points en dix ans.
Une étude IQVIA, publiée en janvier 2019, confirme cette tendance : la France perdrait deux places à l’horizon 2023, se faisant dépasser par l’Italie et le Brésil (« The Global Use of  Medicine in 2019 and Outlook to 2023 »).

 

Malgré les mégafusions récentes, l’industrie mondiale du médicament demeure peu concentrée, les cinq premiers groupes représentant 22 % du marché mondial.

Le montant des fusions-acquisitions avait un atteint un niveau record en 2019 (environ 357 milliards de dollars). Les prévisions d’alors, pour l’année 2020, tendaient plutôt vers un ralentissement de ces dernières.
La pandémie de Covid-19 a plongé l’économie mondiale dans une récession record et a contraint les entreprises à se recentrer sur des alliances et des opérations moins importantes et plus ciblées, dans des domaines thérapeutiques prioritaires (8).

En 2020, le montant des fusions-acquisitions s’élève à 159 milliards de dollars, retombant à un niveau proche de ceux constatés en 2017 et 2018. Les opérations se sont accélérées au cours du second semestre, notamment via l’achat d’Alexion Pharmaceuticals par AstraZeneca qui compte pour un quart du montant total des transactions.
 
Grâce à ces rapprochements (implantation géographique stratégique des entreprises, regroupement des entreprises par domaine d’intérêt thérapeutique…), les grands groupes mondiaux espèrent atteindre une taille critique afin de réaliser des économies d’échelle (réduction des coûts de recherche), renforcer leur présence sur les marchés et faire face à la pression exercée sur les prix des médicaments par les pouvoirs publics.

Autres objectifs recherchés : l’acquisition de nouvelles technologies (achat de firmes de biotechnologies), l’introduction dans un nouveau domaine thérapeutique ou sur un nouveau segment (l’automédication, par exemple), l’acquisition d’une force de vente ou de distribution, l’implantation dans un pays étranger ou sur un continent.

Le coût des opérations d’acquisition étant élevé, les entreprises développent également des accords ou des alliances entre elles, et font appel à des compétences extérieures (sous-traitance) à tous les niveaux : recherche, développement, fabrication… En outre, le partenariat peut prendre la forme d’accords de licence pour confier la commercialisation de certains médicaments à d’autres entreprises. La recherche fait également appel à de nouveaux modes de collaboration en réseau, entre la recherche publique et la recherche privée, par exemple, ou via des partenariats internationaux.

(8)    « How the pandemic has changed the rules for life sciences deals », EY, janvier 2021.