Marché mondial

29.09.20
Données générales du marché mondial.

La part de l’Europe continue de décroître

En 2019, le marché mondial du médicament a atteint 1106 milliards de dollars de chiffre d'affaires (environ 977 milliards d'euros), en croissance de plus de 5% par rapport à 2018.
Le marché américain (Etats-Unis) reste le plus important, avec 47,5% du marché mondial, loin devant les principaux marchés européens (Allemagne, France, Italie.
La France demeure le deuxième marché européen derrière l'Allemagne. Toutefois, elle voit sa part de marché reculer de 2,2 points en dix ans.
Une étude IQVIA, publiée en janvier 2019, confirme cette tendance : la France perdrait deux places à l'horizon 2023, se faisant dépasser par l'Italie et le Brésil («The Global Use of Medicine in 2019 and Outlook to 2023»).

Les fusions-acquisitions sont devenues un outil habituel de la gestion des entreprises pharmaceutiques

Malgré les mégafusions récentes, l'industrie mondiale du médicament demeure peu concentrée, les cinq premiers groupes représentant 23,7% du marché mondial.
En 2019, le montant des fusions-acquisitions a atteint un record (environ 357 milliards de dollars), tandis que le nombre d'opérations a diminué de près de 15% par rapport 2018.
Cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochaines années.
Quatre mégafusions représentent 65% du montant total des transactions : le rachat de Celgene par Bristol-Myers Squibb (BMS), celui d'Allergan par AbbVie, la cession par General Electric de son activité biopharma à Danaher et enfin la fusion entre Upjohn (Pfizer) et Mylan.
Grâce à ces rapprochements (implantation géographique stratégique des entreprises, regroupement des entreprises par domaine d'intérêt thérapeutique...), les grands groupes mondiaux espèrent atteindre une taille critique afin de réaliser des économies d'échelle (réduction des coûts de recherche), renforcer leur présence sur les marchés et faire face à la pression exercée sur les prix des médicaments par les pouvoirs publics.
Autres objectifs recherchés : l'acquisition de nouvelles technologies (achat de firmes de biotechnologies), l'introduction dans un nouveau domaine thérapeutique ou sur un nouveau segment (l'automédication, par exemple), l'acquisition d'une force de vente ou de distribution, l'implantation dans un pays étranger ou sur un continent.
Le coût des opérations d'acquisition étant élevé, les entreprises développent également des accords ou des alliances entre elles, et font appel à des compétences extérieures (sous-traitance) à tous les niveaux : recherche, développement, fabrication.
En outre, le partenariat peut prendre la forme d'accords de licence pour confier la commercialisation de certains médicaments à d'autres entreprises.
La recherche fait également appel à de nouveaux modes de collaboration en réseau, entre la recherche publique et la recherche privée, par exemple, ou via des partenariats internationaux.