Environnement économique et comptes sociaux

27.09.19

Contexte économique 2018-2019

En 2018, l’économie mondiale a progressé de 3,7 %, ce qui constitue la huitième année consécutive de hausse supérieure à 3 %.

Aux Etats-Unis, l’activité a fortement accéléré avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 2,9 %. Soutenue par le dynamisme des salaires et un fort ralentissement des prélèvements obligatoires dû à la réforme fiscale, elle est restée soutenue tout au long de l’année.
En Chine, la forte croissance enregistrée depuis plusieurs années (6,6 % en 2018) ne doit pas masquer les défis auxquels le pays doit faire face : progression rapide de l’endettement des entreprises, bulle sur les marchés immobiliers et financiers et vieillissement de la population.
Au Japon, la croissance a été de 0,7 %, dopée par la consommation des ménages et l’amélioration du marché du travail. Toutefois, le vieillissement de la population restera, sur le long terme, un frein au développement économique. 
Dans  la  zone  euro,  la croissance du PIB a atteint 1,8 % en 2018 et est en proie à un ralentissement, puisqu’elle ne devrait pas dépasser 1 % en 2019, en raison d’une récession industrielle, dans l’automobile notamment, et d’un essoufflement du commerce mondial.
En France, l’augmentation du PIB a ralenti en 2018, pour atteindre 1,5 %.
Les causes sont multifactorielles : stagnation du revenu disponible brut des ménages (et donc du pouvoir d’achat), déficit de main- d’œuvre qualifiée, alors que le taux de chômage demeure élevé, stagnation du taux de marge des entreprises et dette publique s’approchant des 100 % du PIB.
En 2019, cette tendance devrait se confirmer, avec une croissance du PIB estimée à 1,3 %, soit légèrement au-dessus de la moyenne européenne.

Recettes des comptes sociaux

Les résultats du régime général de l’Assurance maladie, publiés par le ministère des Solidarités et de la Santé en mars 2019, montrent une amélioration du déficit de la branche maladie, qui passe de 4,9 milliards d’euros en 2017 à 700 millions d’euros en 2018.
Le solde total du régime général s’établirait en excédent de 0,5 milliard d’euros (hors Fonds de solidarité vieillesse), résultat d’une progression des recettes plus rapide que celle des dépenses.
Dans ce contexte, seule la branche maladie reste déficitaire.

Pour 2019, bien que la progression de  l’Objectif national des dépenses de l’Assurance maladie (Ondam) ait été fixée à 2,5 % dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), un montant d’économies proche de celui des années précédentes sera demandé aux acteurs de santé, soit près de 3,8 milliards d’euros.
Le médicament contribuera à hauteur de 48 % de ce dernier, soit 1,8 milliard d’euros, les baisses de prix représentant 960 millions d’euros.

 

 

 


Au sein de l'union européenne, le poids des dépenses de protection sociale dans le PIB s’établit à 28,1 % en 2016.
Cette moyenne masque de fortes disparités d’un Etat membre à l’autre.
La France présente le taux le plus élevé en Europe (34,3 %), devant la Finlande (31,8 %), tandis que la Roumanie ne consacre que 14,6 % de son PIB aux dépenses de protection sociale.
Ces écarts reflètent des différences de niveaux de vie, mais illustrent également la diversité des systèmes nationaux de protection sociale.

 

L’essentiel

1,5 %

Croissance du PIB de la France en 2018.

8,7 %

Taux de chômage en France en 2018.

700 millions d’euros   

Déficit de la branche maladie
du régime général en 2018.

34,3 %

Poids des dépenses de protection
sociale dans le PIB de la France
en 2016.

 

 

 

En savoir plus :

PUBLICATIONS

Perspective de l’économie mondiale 2019-2023. Coe-Rexecode, mars 2019.
Note de conjoncture. Insee, mars 2019.
Communiqué de presse. Ministère des Solidarités et de la Santé et ministère de l’Action et des Comptes publics, 15 mars 2019.