Consommation

Comment peut-on se procurer des médicaments en France ?

Pour des raisons de santé publique, de sécurité et de traçabilité, la pharmacie d’officine détient, en France, le monopole de la vente de médicaments. Sauf cas particuliers (dispensation par un pharmacien en établissements de santé), il n’y a que le pharmacien d’officine qui est habilité à délivrer des médicaments, quel que soit leur statut : sous ordonnance ou libres de prescription.

Risque-t-on de connaître des pénuries de médicaments ?

La période récente a été marquée par des problèmes d’approvisionnement de médicaments, qualifiés parfois — et de manière impropre — de « pénuries ».   Attentifs à la sécurité sanitaire des patients, les industriels portent une attention toute particulière à cette question et travaillent avec les pouvoirs publics et les autres professions de santé afin d’apporter aux malades les médicaments qui leur sont nécessaires, et d’assurer la continuité de leurs traitements.

Quelle est la place de la France dans la recherche clinique ?

La recherche clinique est un enjeu majeur d’attractivité d’un pays au regard des investissements internationaux notamment.Cette attractivité ne se décrète pas, elle se construit. Elle procède d’un ensemble de facteurs sur lesquels les industriels continuent à s’investir via, notamment, la simplification des procédures à l’hôpital par la mise en place progressive du contrat unique.  

Quelle est l’importance des accidents iatrogènes ?

En France, les accidents médicamenteux iatrogènes sont responsables d’une hospitalisation sur 10, soit 143 9155 hospitalisations par an. Ils sont dus aux effets secondaires connus des médicaments ou à des erreurs humaines comme un médicament mal pris, mal prescrit ou une ordonnance mal lue.   Les plus de 65 ans sont les plus touchés par ces accidents, ce qui pousse les industriels à développer, en plus du suivi du médicament dans la « vraie vie », des applications intelligentes pour améliorer son bon usage.

Les Français consomment-ils trop de médicaments ?

Les Français ne sont plus les champions d’Europe de la consommation. Parmi les pays du G54, en 2011, la France ne se situait jamais au 1er rang de la consommation de médicaments5 (2e pour les hypocholestérolémiants, 3e pour les antidiabétiques, 4e pour les antidépresseurs, 5e  pour les antihypertenseurs).   Afin d’apprécier la réalité de la consommation de médicaments en France, il faut adopter une vision par classe thérapeutique.