Production

Invitation : "Les rendez-vous du Pipame" le 09 Mars 2017 - Enjeux et perspectives des producteurs pour tiers de principes actifs et de médicaments

Le Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques, le Leem, la Direction Générale des Entreprises et le Sicos, en partenariat avec l’ANSM, ont réalisé une étude relative aux enjeux et perspectives des producteurs pour tiers de principes actifs et de médicaments. La DGE organise le 9 mars prochain deux tables rondes autour des sujets suivants  : Quels leviers actionner pour produire en France ? France et marché mondial : exporter et attirer.

Comment la qualité des médicaments est-elle assurée en France par les industriels ?

La France produit des médicaments de qualité, le terme de qualité étant entendu au sens global, ne se limitant pas à la conformité des médicaments, mais incluant une approche d’entreprise pour englober également la performance des processus,la prédictibilité des productions, la traçabilité des circuits, la qualité du management support.   L’ensemble de ces éléments contribue à la bonne réputation des entreprises françaises et à la confiance dans les médicaments commercialisés en France.

Quel est l’avenir de la production industrielle en France ?

La production pharmaceutique en France possède des atouts fondés sur un tissu industriel de 224 sites dotés d’une expertise technologique et logistique développée. La France continue de compter parmi les grands producteurs mondiaux et occupe la deuxième place en Europe en termes d’emploi.   Elle est cependant fortement concurrencée par ses voisins européens. Il est urgent de renforcer les positions dans la production de médicaments  traditionnels, mais également de développer la bioproduction (vaccins notamment), génératrice d’investissements.

Comment la qualité des matières premières des médicaments est-elle contrôlée et préservée ?

La qualité des matières premières est d’une importance majeure pour garantir la qualité des médicaments, et l’industrie y porte une attention toute particulière.   Elle développe ses outils de gestion du risque qualité et supporte les initiatives européennes de contrôle et d’inspection gérées par l’Agence européenne des médicaments (EMA) et par la Direction européenne de la qualité du médicament et des soins de santé (DEQM).

Pilules, comprimés, sirops, gélules, collyres… pourquoi y a-t-il autant de formes pharmaceutiques différentes ?

La galénique, qui est l’art de « mettre en forme » la substance active du médicament, permet de proposer aux malades des médicaments adaptés à leurs maladies, leurs âges, leurs besoins et leurs goûts.   Les industriels s’ingénient à trouver des formes différentes (comprimés, collyres, gels, gouttes, patchs, sprays…) permettant de garantir le confort du patient mais aussi la qualité et l’efficacité de son traitement.

La France est-elle dans la course de la bioproduction ?

Les anticorps monoclonaux, particulièrement utilisés  dans le traitement des cancers, les protéines recombinantes comme l’insuline  ou encore les vaccins sont des outils indispensables au traitement de nombreuses pathologies.   La bioproduction de lots commerciaux de ces médicaments issus du génie génétique est un des maillons clés de la chaîne de fabrication de ces médicaments innovants. La France possède une bonne capacité de bioproduction qu’elle doit rendre encore plus performante, tant en qualité qu’en anticipation et maîtrise de nouveaux procédés.

Pourquoi les biomédicaments sont-ils si coûteux à produire ?

La bioproduction permet de produire de nouvelles substances actives à partir du vivant : les biomédicaments (anticorps, vaccins, protéines, enzymes…).   Pour mettre un biomédicament à la disposition de milliers de patients, il faut en fabriquer de grandes quantités.   Cela implique la construction d’une chaîne de production spécifique et le strict respect de conditions de production (stérilité, température…), qui font de la bioproduction un process high-tech et coûteux.