Maladies et médicaments

Alzheimer

1300 nouveaux médicaments en développement aujourd'hui.

 
 
La maladie d’Alzheimer est une lente dégénérescence des neurones, qui débute au niveau de l’hippocampe puis s’étend au reste du cerveau.
Elle se caractérise par des troubles de la mémoire à court terme, des fonctions d’exécution et d’orientation dans le temps et l’espace. Le malade perd progressivement ses facultés cognitives et son autonomie.
 
 
 

 

La maladie d’Alzheimer en chiffres

Chiffres Monde (Source : OMS)
• On estime aujourd'hui à 47,5 millions le nombre de personnes atteintes de démences dans le monde. La maladie d'Alzheimer est impliquée dans 60 à 70 % des cas.
• Le nombre de nouveaux cas de démences par an est d'environ 7,7 millions et l’OMS estime que le nombre total de personnes atteintes de démences devrait atteindre 75,6 millions en 2030 et à 135,5 millions en 2050.
• Le nombre de personnes atteintes de démences devrait presque doubler tous les 20 ans.

 

Chiffres France (Source : France Alzheimer)
• Près de 900 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer en France.
• 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués tous les ans (1 personne toutes les 2 minutes).
• L’augmentation attendue de l’espérance de vie dans les pays occidentaux devrait doubler l’incidence de cette maladie dans les 20 prochaines années.
• En 2020, 1 Français de plus de 65 ans sur 4 devrait être touché par la maladie.
• Les femmes sont plus exposées à cette maladie : sur 25 malades, 15 sont des femmes et 10 des hommes.

 

Aujourd’hui
Les traitements contre la maladie :
• Il n’existe actuellement aucun traitement permettant la guérison et de très nombreux essais de nouvelles molécules ont échoué au cours des dernières années.
Les causes biologiques de la maladie sont toujours mal comprises et ne font pas l’unanimité dans la communauté scientifique.
• 1329 médicaments sont en développement (chiffres EFPIA englobant toutes les phases de développement du médicament du pré-clinique à l’AMM) pour l’ensemble des maladies neurologiques.

 

Les enjeux :

Trois grands axes de recherche sont actuellement favorisés.
• La compréhension des mécanismes de la maladie. Cette étape passe par le développement de modèles expliquant la cascade d’évènements menant à la mort des neurones.
• La mise au point de molécules voire d’immunothérapies capables de stabiliser l’évolution inéluctable et fatale de la maladie.
• La mise au point de techniques de diagnostic permettant de détecter les phases précoces ainsi que l’identification des éventuelles causes environnementales ou comportementales favorisant l’apparition et le développement de la maladie.

 

Demain
• Les études prospectives de cohortes en population générale, comme l’étude PAQUID ou l’étude des Trois Cités en France, ont permis de mieux comprendre l’évolution naturelle de la maladie.
Ces études consistent à suivre pendant des dizaines d’années des volontaires, âgés de plus de 65 ans et sans aucun trouble cognitif à l’entrée dans la cohorte, en surveillant l’éventuelle apparition de la maladie d’Alzheimer.

• L’analyse fine des tests neuropsychologiques des sujets inclus dans ces études a permis de montrer que plus de 10 à 15 ans avant le début des symptômes, ces individus présentaient déjà des modifications de leurs fonctions cognitives.
Cela confirme que le processus pathologique évolue très lentement et que, selon les individus, il est plus ou moins longtemps compensé.

• Cette compensation est d’autant plus importante que le niveau d’éducation est élevé. L’hypothèse biologique sous-jacente est que l’éducation, le niveau de stimulation cérébrale et les liens sociaux stimuleraient le développement d’un réseau neuronal dense qui permettrait de compenser plus longtemps les lésions induites par la maladie d’Alzheimer. C’est ce que l’on appelle la réserve cognitive.
Ainsi, stimuler son cerveau pour favoriser le développement de cette réserve cognitive permettrait de retarder les premiers signes de la maladie.

 
 
 
 
 
Pour en savoir plus :
Le trouble de la mémoire est le plus constant et le plus perceptible des symptômes associés à la maladie d’Alzheimer.
Des troubles des fonctions exécutives sont également très évocateurs : par exemple ne plus savoir comment se servir de son téléphone ou comment préparer une recette jusque-là bien connue. Les problèmes d’orientation dans le temps et dans l’espace sont également révélateurs : les personnes qui développent la maladie se perdent sur un trajet habituel ou ne savent plus se situer dans le temps. L’extension de la maladie se traduit par des troubles progressifs du langage (aphasie), de l’écriture (dysorthographie), du mouvement (apraxie), du comportement et de l’humeur (anxiété, dépression, irritabilité) et du sommeil (insomnie).