La rentabilité de l'industrie française du médicament est faible comparée à celle des Etats-Unis, du Royaume-Uni et du Japon.
En France, la rentabilité après impôts de l'ensemble des entreprises du médicament oscille depuis 10 ans autour de 5 % du chiffre d'affaires. Les résultats nets, depuis 1992, incluent pour une part significative des opérations exceptionnelles comptables liées à la réorganisation internationale des groupes due à une évolution de leur politique immobilière. Hors ces résultats exceptionnels, la rentabilité a peu varié, comme le montre le résultat d'exploitation, stable de 1985 à 1995. En 1995, le résultat net après impôts a fortement été affecté (-1 point) par la contribution exceptionnelle de 381 millions d'euros. La question est posée de l’attractivité du marché français comme élément de motivation des choix de localisation d’activité (recherche ou production). Le poids et l’illisibilité de la fiscalité spécifique, en sus des prélèvements obligatoires de droit commun et des législations sociales et pharmaceutique ne constituent pas des avantages compétitifs à des choix au bénéfice de la France. L’industrie et les principaux ministères, sous la présidence du Premier Ministre lors de Conseils Stratégiques d’Industries de Santé tenus depuis 2004 s’efforcent d’améliorer la lisibilité et l’attractivité de l’environnement notamment fiscal de la France (outre les actions en faveur de la recherche ou de la production). Aux États-Unis, à l'inverse, la rentabilité moyenne après impôts de l'industrie pharmaceutique dépasse très largement 15 % et au Royaume-Uni, elle est voisine de ce chiffre. Au Japon, la rentabilité moyenne est de l'ordre de 10 %. La rentabilité française devient exceptionnellement faible s'agissant d'un pays qui aspire à jouer un rôle dans la recherche et la production pharmaceutique. Résultats de l'industrie pharmaceutique opérant en France


La compétition est sévère dans l'industrie mondiale du médicament. Or la rentabilité de l'industrie du médicament opérant en France est, de loin, inférieure à celle de l'industrie du médicament opérant dans les autres pays occidentaux. Elle est notamment affectée par le paiement de taxes spécifiques dont sont exemptés les autres secteurs industriels. En conclusion, si aujourd’hui le niveau des prix en France En 2007, ces taxes ont représenté 3,4 % du chiffre d’affaires.
Ceci n’incite pas les groupes mondiaux à investir en France, notamment en matière de Recherche et Développement, et justifie l'effort nouveau d'attractivité engagé par l’État. Prélèvements spécifiques payés par les entreprises du médicament (en millions d'euros) 
Croissance des prélèvements spécifiques sur le médicament

|