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La politique conventionnelle État-industrie (accord cadre) de janvier 1994, accord sectoriel de juillet 99 et nouvel accord-cadre de juin 2003) a contribué, malgré diverses entorses faites par l'État à ses engagements, à ce que la France devienne le premier producteur européen et l'un des principaux exportateurs mondiaux de médicaments.
Avant l’émergence de l’Irlande, la réorganisation de la production en Europe s’est opérée autour des trois seuls grands pays à prix libres (Allemagne, Royaume-Uni, Suisse) et du seul pays à prix administrés affirmant vouloir offrir une lisibilité économique aux grands groupes internationaux : la France.
Alors que de 1988 à 1992, la production française était de l’ordre de 85% de la production allemande, entre 1993 et 1995, ces deux productions nationales ont été équivalentes (environ 17 milliards d’euros). Depuis lors, la production française croît à un taux moyen de 6% alors que la production allemande stagne et même est rattrapée par la production britannique.
Depuis 1995, la France est le premier pays producteur de médicaments de l’Union Européenne.
Ces résultats demeurent cependant fragiles, les conditions devant être créées pour maintenir le caractère attractif de la France en matière d’investissements industriels. Un concurrent majeur apparaît, soutenu par son gouvernement et spécialisé dans les médicaments de demain : l’Irlande. Par ailleurs, la France est peu productrice de biotechnologie, hors vaccins et insulines ; les grands produits d'origine chimique qui alimentent le marché français et l'export sont progressivement génériqués. Elle ne peut plus ignorer les besoins de production de lots biotechnologiques commerciaux ou cliniques et le marché du façonnage, ce qu'a pris en compte le CSIS d'octobre 2009.
Production pharmaceutiques des premiers pays producteurs européens (en millions d'euros) *
* Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), l'absorption du Sessi (bureau statistique du ministère de l'industrie) par l'Insee en 2008 a entraîné une modification profonde des enquêtes statistiques nationales. L'enquête annuelle d'entreprise a été remplacée par l'enquête annuelle de production. Cette dernière repose sur une nouvelle nomenclature de produits. Les entreprises répartissent leur facturation selon cinq modèles économiques, en fonction de leur implication plus ou moins importante dans la fabrication du produit. Aucune concordance n'a été établie entre les séries anciennes et nouvelles. Les données présentées dans ce chapitre sont les dernières publiées selon l'ancienne nomenclature, soit 2007.
Les entreprises
L’industrie pharmaceutique d’origine française est née de l’officine alors que, dans les principaux pays européens, elle est issue de l’industrie chimique.
De plus, la recherche de la taille critique, l’adaptation de l’industrie aux coûts croissants de la recherche, aux normes techniques adoptées au plan international ainsi qu’aux grandes mutations technologiques, ont entraîné une restructuration du tissu pharmaceutique industriel français.
C’est pourquoi en 2009 on dénombre 324 entreprises industrielles contre près de 1 000 dans les années 50 (ne sont pas inclus les fabricants façonniers non détenteurs d’une Autorisation de Mise sur la Marché).
En outre, on recense également 250 entreprises consacrées strictement à la biotechnologie (start-up) dans le domaine pharmaceutique.
Évolution du nombre d'entreprises* de l'industrie pharmaceutique

Un secteur assez peu concentré
L’industrie du médicament est relativement peu concentrée, tant en France qu’au niveau mondial, du fait de la grande variété des produits, des techniques et des marchés.
La prédominance du nouveau groupe Sanofi-Aventis en France en 2009, avec 13% de parts de marché, n’infirme pas le constat. Les parts de marché des entreprises suivantes n’atteignent pas 6% : Novartis, Roche, GlaxoSmithKline, AstraZeneca et Pfizer.
Le premier groupe mondial (Pfizer, États-Unis) détient 6% du marché pharmaceutique mondial et 5% du marché français (voir Le classement pharmaceutique mondial & fusions).
La concentration est maintenant le fait d'entreprises majeures : Merck & Co/Schering-Plough ou Pfizer/Wyeth.
Concentration du chiffre d'affaires* de l'industrie pharmaceutique en 2009 en France

Nombre d'entreprises juridiquement distinctes par tranche de part de marché* détenue en 2009 en France
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Part de marché*
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> 2% |
1 à 2% |
0,5 à 1% |
0,25 à 0,5% |
< 0,25% |
Total |
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Nombre d'entreprises
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13 |
14 |
17 |
26 |
254 |
324 |
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Part de marché totale de ces entreprises
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51,2% |
21,5% |
11,5% |
8,7% |
7,0%
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100% |
(*) Chiffre d'affaires France (ville + hopital) Source : Leem d'après GERS.
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