Les médicaments d'automédication sont des médicaments ayant une AMM dont l'efficacité, la sécurité et l'innocuité est garantie par une Commission d'expert de l'AFSSAPS
Le marché de l'automédication en France est constitué par des médicaments, vendus exclusivement à l'officine, ayant une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) délivrée par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé après avis de la commission d'experts garantissant l'efficacité, la sécurité et l'innocuité des médicaments autorisés. Les médicaments d'automédication sont prévus et conçus pour être utilisés sans l'intervention d'un médecin, pour le traitement symptomatique de pathologies bénignes facilement diagnosticables par le patient, mais ne dispensant pas du recours à un avis médical si les troubles persistent. Leur achat par le patient peut être spontané ou bien nécessiter le conseil du pharmacien. Ces médicaments sont disponibles sans ordonnance. Ils peuvent toutefois être prescrits par un médecin. Les substances rentrant dans la composition d'un médicament d'automédication doivent présenter certaines caractéristiques garantissant son utilisation en toute sécurité: substance depuis longtemps sur le marché, n'ayant pas entraîné d'effets secondaires fréquents ou graves, substance dont la dose efficace est très inférieure à la dose toxique, substance interférant peu avec d'autres médicaments.
Les médicaments d'automédication peuvent faire l'objet de communication auprès du Grand Public, après avis d'une commission d'experts de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé. Les médicaments d'automédication sont pris en charge financièrement par le consommateur, même quand ils sont prescrits. Leur prix est libre. Leur TVA est de 5,5%. En France, l’automédication est moins développée que dans les pays voisins : en 2008 elle a représenté (d’après l’AFIPA : Association Française de l’Industrie Pharmaceutique pour une Automédication responsable ) 1,9 milliard d’euros et 427 millions de boîtes vendues. L’industrie attend beaucoup du passage devant le comptoir officinal de certains médicaments d’automédication pour moderniser cette réponse thérapeutique (première liste de 222 spécialités autorisées depuis juillet 2008). La grande distribution demande, à l’instar des pratiques récentes dans quelques pays voisins, à pouvoir commercialiser ces produits dans des espaces dédiés, sous la responsabilité d’un pharmacien. Le marché de l’automédication en 2008 
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