Si le contrôle des prix est favorable à l'indice du coût de la vie, il pénalise lourdement les médicament remboursables anciens dont le prix producteur baisse régulièrement en termes réels.
L'indice INSEE des prix publics des médicaments contient principalement deux sous-indices dont les évolutions sont très contrastées : l'indice des spécialités remboursables (qui pèse pour près de 90%) et l'indice des spécialités non remboursables (qui pèse pour près de 10%). Entre 1990 et 2008, les prix publics des médicaments remboursables ont diminué de 18,4% alors que dans le même temps, l'inflation augmentait de 38,3%. A noter qu'en 1995 et 1996, l'indice INSEE des médicaments remboursables (en prix public) a augmenté significativement. La part croissante des génériques dans le marché remboursable explique en partie la décroissance de l'indice constatée à la fin des années 90. Dans une période marquée récemment par une réforme de la rémunération très favorable à l'officine (délissage de la marge et marge générique), du point de vue de l'industrie du médicament, l'industrie estime qu'il est plus juste de raisonner en prix producteur (qui représente la rémunération de l'entreprise). Depuis novembre 2002, l'INSEE publie tous les mois un indice des médicaments en prix producteur. Ce dernier avait diminué de 2,7% entre décembre 2007 et décembre 2008. Indice des prix à la consommation* : coût de la vie, spécialités remboursables et non remboursables (Base 100 en 1990) 
Ce systeme insatisfaisant a donné l'idée de l'accord-cadre de ville Le strict contrôle des prix a échoué dans son objectif de contribuer à réguler les dépenses d'Assurance Maladie, tandis que la rentabilité des laboratoires opérant en France reste faible relativement aux autres pays. Ce système de prix incite les laboratoires à promouvoir les médicaments nouveaux puisque les produits anciens très peu réévalués ont des marges bénéficiaires de plus en plus faibles et des capacités de promotion limitées. L'absence de mise en œuvre d'outils de régulation qualitative amène les médecins et les patients à favoriser les produits nouveaux (effet qualité-structure). Ce système n'incite pas non plus à réguler la croissance des quantités. Outre l'accès des assurés sociaux aux innovations, un des fruits de la politique conventionnelle, initiée entre l'État et la profession depuis 1994, modernisée en 1999 puis rénovée avec l'accord-cadre fusionné de septembre 2008, doit précisément être la juste reconnaissance du progrès thérapeutique par le prix, sous réserve de maîtriser par une prescription plus rigoureuse tant l'effet structure que l'effet quantitatif. Cette reconnaissance s'est traduite pour tous les médicaments dotés d'ASMR par des dispositifs visant à raccourcir notablement les délais de mise à disposition des médicaments innovants auprès des patients et à rapprocher les conditions de commercialisation des grand Etats européens qui, portés par de fortes ambitions en matière de recherche et développement, sont à ce titre, concurrents de la France. Articles complémentaires sur le CEPS, la fixation du prix des médicaments et le circuit administratif du médiment :
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