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Bilan 2004 de l'activité économique en France des Entreprises du Médicament

  • 27 06 05

Un secteur désormais reconnu comme stratégique qui assume tous ses engagements dans la réforme de l’assurance maladie.

L´année 2004 a été placée en France pour Les Entreprises du Médicament sous le signe de la réforme du système de santé. Après l´accord cadre hôpital du mois de mars, la réforme votée en août dernier s´est mise en place, soutenue par Les Entreprises du Médicament qui ont apporté leur contribution directe sous la forme d´un Plan Médicament de plus de 2 milliards d´euros d´économies d´ici à 2007. Ces mesures, très lourdes à porter pour les entreprises, conduisent aujourd´hui à une réduction significative de leur croissance, perceptible en 2004 et visible au 1er semestre 2005.
Les tendances 2004 et 2005 du médicament traduisent la contribution des entreprises à la réforme de l´assurance maladie
Si le chiffre d´affaires global en 2004 s´est élevé à 38 milliards d´euros, 40% étaient destinés à l´exportation. En France, le chiffre d´affaires en médicaments remboursable en ville représentait 17 milliards d´euros, soit une progression de 6,2% par rapport à 2003. Cette progression, déjà en retrait par rapport à l´année précédente, reste inférieure à la progression mondiale du marché des médicaments (+7%). L´inflexion est encore plus significative en 2005. En effet, en remboursement de médicaments sur les quatre premiers mois de l´année, le régime général de l´assurance maladie affiche un taux de progression en ligne avec les attentes de la réforme.
La contribution directe des entreprises s´est traduite notamment par le maintien de la taxe exceptionnelle de 0,6% sur le chiffre d´affaires. En 2004, le poids de l´ensemble des taxes spécifiques sur Les Entreprises du Médicament a représenté 3,7% de leur chiffre d´affaires taxable (médicaments remboursables et médicaments hospitaliers).
Les mesures de maîtrise médicalisée et d´actions de bon usage des médicaments et des soins devraient représenter en 2007 une économie totale de 3,5 milliards d´euros, dont 1 milliard porte spécifiquement sur les seuls médicaments.
Les entreprises jouent donc pleinement le jeu de la réforme dans le cadre des relations conventionnelles établies avec l´Etat qui conçoit et gère la politique du médicament.
Un secteur aux enjeux stratégiques enfin reconnus et des signaux à surveiller
La France en 2004 a exporté 15,3 milliards d´euros de médicaments. Les ventes vers les partenaires de l´Union Européenne restent largement majoritaires (68%). La France est le premier pays producteur d´Europe, et l´industrie du médicament est le 3ème secteur économique exportateur national, derrière l´automobile et l´aéronautique.
Les effectifs des Entreprises du Médicament s´élevaient en 2003 à 98 900 personnes. L´emploi dans le secteur a connu une progression de plus de 20% en dix ans, et ce malgré un mouvement constant de concentration. Toutefois, cette dynamique reste fragile et on notera que la croissance en emplois de 2003 par rapport à 2002 affiche un léger fléchissement, le secteur affichant néanmoins encore un solde net.
On peut faire le même constat sur la balance commerciale. En 2004, le solde pour l´industrie du médicament en France est resté très positif, représentant plus de 5,6 milliards d´euros. Cela représente néanmoins un léger recul par rapport à l´année précédente.
Le secteur du médicament est aujourd´hui traversé par un changement de paradigme scientifique qui se traduit notamment par l´apparition de nouveaux modèles économiques dans l´innovation. Or, les Entreprises du Médicament en France, si elles ne sont pas absentes des biotechnologies accusent un retard dans ce domaine, par rapport aux Etats-Unis, mais aussi à d´autres pays européens. De nombreux pays ont déjà identifié le médicament et les sciences du vivant, comme un enjeu stratégique de développement et ont massivement investi ou encouragé l´activité de ce secteur.
L´impératif d´attractivité si on veut maintenir une position française
Le dynamisme des entreprises ne perdurera que dans des conditions d´attractivité optimisées.
C´est le sens du travail engagé par le Conseil Stratégique des Industries de Santé, créé en Septembre 2004 par le Premier Ministre. Cette instance marque la reconnaissance des enjeux stratégiques représentés par ce secteur et amorce un partenariat pérenne qui globalise les facteurs de réussite.
Les premières décisions annoncées en avril dernier ont pour ambition de lancer un rattrapage du retard dans le domaine des biotechnologies et d´encourager la recherche sur le territoire français ainsi que les essais cliniques. Pour porter pleinement ses fruits, ce travail devra s´inscrire dans la durée et dans un environnement réglementaire et fiscal stable. Les Entreprises du Médicament appellent au respect de ce cadre contractuel et à la stabilité des règles du jeu pour continuer à rester un grand producteur pharmaceutique et un acteur majeur du progrès thérapeutique. C´est aussi ce qui conditionne la création d´emplois par les entreprises de santé, estimée à un solde net de 6000 d´ici 2007.
Le souhait d´une stabilité des règles et d´une vision stratégique à long terme, s´applique aussi bien à ce défi de compétitivité accru pour le secteur médicament qu´à sa position dans la réforme de l´assurance maladie. L´application par tous les acteurs des conditions de la maîtrise confirmera, ou non, les tendances intéressantes observées actuellement. De fait, la réalisation conforme du plan médicament par les entreprises ne pourra, à lui seul, garantir les inflexions de la dépense qui sont attendues de la part de tous les acteurs responsables.