Hépatites

Y a-t-il des progrès dans le domaine des hépatites ?

Des progrès décisifs ont été réalisés ces dernières années dans le traitement des hépatites. Ces maladies, qui peuvent s’installer de façon chronique, provoquent encore la mort de près de 5 000personnes2 chaque année en France (2 6003 rien que pour l’hépatite C).   Elles ne pourront être contrôlées que par la mise en place d’une stratégie associant mesures suivies de dépistage et médicaments.

État des lieux

- L’hépatite (VHC) est une inflammation du foie causée, dans 90 %des cas4 en France, par un virus. À ce jour, six virus, désignés par les lettres A, B, C, D, E et G ont été identifiés.
- Les virus des hépatites B et C, susceptibles de provoquer des hépatites chroniques, sont un enjeu de santé publique ; ils sont à l’origine de pathologies graves : cirrhose et cancer du foie. Contre le virus de l’hépatite B, qui provoque l’hépatite la plus virulente en mode aigu, on dispose d’un vaccin efficace.
- Une bithérapie antivirale permet d’éradiquer le virus C dans 50 à 60 % des cas d’hépatite chronique C.

Enjeux

- Moins de la moitié des patients souffrant d’une hépatite B a été dépistée, ce qui est notoirement insuffisant compte tenu de l’efficacité des traitements disponibles : c’est un défi à relever tant pour accroître le dépistage que pour améliorer l’accès aux conseils et aux traitements.
- Un nouveau vaccin contre l’hépatite B chronique5 est en phase d’essai clinique tandis qu’un autre axe de recherche porte sur les mécanismes d’inflammation et de régénération du foie.
- Un nouvel antiviral à action directe (AAD), précédant de nombreux autres AAD actuellement en développement, permet (associé à l’interféron) de raccourcir la durée du traitement actuel et d’atteindre des taux de guérison proches de 100 %.

Que font les industriels ?

- Ils améliorent sans cesse l’arsenal thérapeutique disponible : un véritable tournant dans la prise en charge de l’hépatite C est intervenu en 2014 avec la mise sur le marché de deux nouvelles molécules6 qui permettent, par un traitement court, de guérir l’hépatite C. Quinze autres molécules7 sont en phase finale de développement.
- Ils développent de nombreuses autres molécules ayant les mêmes cibles thérapeutiques ou d’autres cibles encore : l’efficacité escomptée des futurs traitements (tri, quadrithérapies avec ou sans interféron) pourrait permettre, dans les dix ou quinze prochaines années, de guérir des patients atteints de VHC.
- Ils participent à l’animation et au financement de la cohorte Hepater, qui vise à inclure 25 000 patients infectés par les virus des hépatites B et C, afin de mieux connaître cette population dans un contexte d’évolution de sa prise en charge thérapeutique en France.
 
 
(1) Chiffres ANRS. http://www.anrs.fr/Hepatites-virales-B-et-C/Enjeux-de-la-recherche
(2) OMS. Aide-mémoire. Hépatite C. Avril 2014
(3) Le Monde; 14 janvier 2014
(4) Institut Pasteur. Fiche hépatites. Chiffres pays développés (5) Équipe Institut Pasteur/ Inserm 845. Marie-Louise Michel
(6) Paris. Hepatitis conference. 13.14 janvier 2014
(7) Hepatitis conference. Ibid.cité