Douleur

Trente ans de progrès dans le traitement de la douleur

  • 13.06.11

Mettre en contact l'organisme avec des virus ou des bactéries rendus inoffensifs pour le protéger contre toute attaque future de ces agents pathogènes : c’est le principe de la vaccination, et il n’a pas changé depuis plus de deux siècles. Si ce principe n’a pas changé, les vaccins eux-mêmes ont connu une évolution constante. Ils sont, en effet, l’un des domaines les plus innovants de la recherche médicale, et associent techniques de fabrication sophistiquées et normes de sécurité contraignantes. La vaccination a permis l’éradication de la variole dans le monde et de la poliomyélite en Europe. Et on estime qu’en France, en 35 ans, la vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons a permis d'éviter 12 000 décès(1). Aujourd'hui, la vaccination est capable de prévenir 28 maladies infectieuses et de combattre à un coût modique des affections parfois très actives dans certains pays en développement (diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B…). Les vaccins de demain iront encore plus loin. Qui aurait imaginé, il y a 50 ans, qu'un vaccin pourrait contribuer à se protéger contre un cancer ? C’est pourtant le cas aujourd'hui avec le vaccin contre l'hépatite B et, très récemment avec le vaccin contre le Papillomavirus humain. Prochainement, l'herpès, la dengue et certaines maladies nosocomiales (que l’on contracte lors d'une hospitalisation) seront évitables. À plus long terme, on peut espérer que les vaccins assureront une protection contre d’autres maladies virales (sida…), parasitaires (paludisme…), et même dégénératives (maladie d’Alzheimer…), contre d’autres types de cancers — voire contre les addictions. L'apparition régulière de pandémies souligne également l'importance d'une collaboration internationale, à l'heure où la circulation mondiale des personnes favorise la diffusion de risques infectieux. La coordination des politiques de santé et la mutualisation des moyens sont désormais indispensables.

Il y a trente ans...

Les vaccins pédiatriques protégeant contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, la rougeole etc., font fortement diminuer ces maladies infectieuses infantiles dans les pays développés. Les avancées en matière de virologie, bactériologie et génie génétique, et les progrès technologiques ouvrent les perspectives de développement de nombreux vaccins. Les vaccins sont produits par des instituts nationaux publics ou semi-privés et pris en charge intégralement par l’assurance maladie.

Il y a dix ans...

L'arsenal de lutte contre les maladies infectieuses s'est considérablement enrichi, notamment pour les maladies infantiles redoutées que sont les méningites. De nouveaux vaccins sont introduits (contre les méningites à méningocoque et à Haemophilus Influenzae de type b) ; les vaccins existants sont améliorés sur le plan de leur formulation ou enrichis d'un potentiel supplémentaire de protection (contre de nouvelles souches d'un même agent pathogène) Les combinaisons vaccinales tétra-, penta- et hexavalentes (4, 5 ou 6 vaccins dans la même seringue) permettent de simplifier l’administration et le calendrier vaccinal.

Aujourd'hui...

Le champ d’application des vaccins s’est élargi: 56 vaccins permettent de prévenir 28 maladies. Les vaccins pédiatriques protègent les enfants contre 16 maladies. La recherche en vaccinologie est en plein essor avec plus de 120 projets de développement menés actuellement en Europe, dont 70% concernent de nouveaux vaccins(2) Les grands acteurs de l’industrie du médicament ont fait du domaine des vaccins un axe stratégique de développement.

Pour en savoir plus :

> Comment fonctionne la douleur dans le cerveau ? 

> Comment la douleur atteint les nerfs ? 

1. Reinert, P., B. Soubeyrand, et al. (2003). "Évaluation de 35 années de vaccination rougeole-oreillons-rubéole en France" Archives de Pédiatrie 10(11): 948-954.
2. EVM (2010). Vaccine's contribution to Europe's future, EVM